17/05/2008 Suite un hôtel hanté

mai 17, 2008 at 9:59 (Uncategorized) (, , , , , )

22/08/2004 Je retourne à la maison avec appréhension… Il est cinglé, quand même, ce fantôme…. Comment est ce que je pourrais le toucher ? Lui faire comprendre que je suis là pour l’aider ? Alors que j’approche de l’hôtel, il y a des lumière clignotante partout, des voitures de police qui sont garées sur le bas côté et des représentants de l’”ordre” qui font blocage. Après renseignement, il s’avère qu’un jeune garçon ait disparu…. Si j’avais été une Ravnos, j’aurai parié que le petit se trouve dans l’hôtel… Il faut que je puisse passer ce barrage au plus vite et contourner le cordon de recherche de la police.

Je me débrouille pour aller au delà, et je reviens sur mes pas, mais par derrière pour aller à l’essentiel : le second étage ! C’est là que Romain s’était donné la mort, d’après les journaux. Je n’y avais rien vu d’extraordinaire, mais pourquoi pas. Et effectivement, c’est là que j’ai trouvé le petit, gémissant, attaché au lit. Une dague agissait d’elle même et tranchait le lit en direction du petit qu’on avait malheureusement et visiblement torturé ! J’ai fait ni une ni deux, je me suis découverte pour attraper cette dague et là, tout s’est enchaîné avec rapidité ! J’ai vu un bras se matérialiser avec la dague, et un coup, brûlant, tranchant, douloureux au possible. Ma vitae n’a fait qu’un tour, et direction la force !! J’ai découvert que je pouvais faire usage, comme Peter me l’avait expliqué, de la vitae pour me rendre plus forte, et ce, de manière considérable. J’ai empoigné le gosse, la tête du lit et j’ai sauté par la fenêtre, me vidant de ma vitae. J’ai couru, le plus loin possible, pour rejoindre la voiture avec le petit. Il était terrifié, mais je n’avais d’autre choix que de le mettre dans le coffre pour ne pas éveiller les soupçons, j’ai déjà tout le côté déchiré et ca fait un mal de chien !! Figeac…. FIGEAC ! Une simple toute petite faveur, tu disais ? J’appelle en route Peter pour qu’il puisse m’aider. Le petit m’a vu utiliser ma force, il m’a vu reparaître après que j’ai arrêté mes rituels, il m’a vu découpée comme un gigot par cette dague, il ne doit pas se souvenir, la Mascarade avant tout ! Peter me fait remarquer qu’un sédatif aurait été déjà plus humain et supportable pour le petit, il faut impérativement que je m’en procure. Il me donne rendez vous dans un parking mais je rate le rendez vous. Il était parti à mon arrivée. Je dois donc emmener le petit dans mon refuge, attaché à une chaise, Dieu que c’est horrible de ma part… Mais ai-je le choix, là tout de suite ?

23/08/2004 A mon réveil, il est non seulement terrifié, traumatisé, mais en plus en mauvais état… je retrouve au plus vite Peter qui peut enfin lui alléger la mémoire et soulager ses terreurs. Combien d’années de psychanalyse il devra faire pour oublier ces mal traitances ? C’est si terrible ! Je le laisse à l’hôpital et direction la chasse pour me remettre d’aplomb. Bastian me fait l’hospitalité de son “troupeau” et je peux enfin me sentir un peu plus d’attaque pour réfléchir. Il m’indique la banque de sang, l’officine du sang, pour être exacte, et je peux enfin me procurer de quoi affronter une nouvelle fois cet hôtel de malheur. On appelle cela la politique Villon : une sorte de démocratisation de l’accès au sang pour tous. Il souhaite laisser les banques du sang ouvertes à tous pour qu’aucun ne puisse faire main basse dessus et se l’approprier et ainsi laisser une possibilité à ceux qui ne peuvent se nourrir convenablement.

24/08/2004 Mes efforts pour convaincre le fantôme se font stériles. Il ne veut entendre raison, j’ai eu beau fouiller tout ce que j’ai pu, appeler, soudoyer, convaincre, rien…

25/08/2004 Je vais encore à l’hôtel et je fouille tout ce que je peux, chaque centimètre, tout en parlant, arguant, provoquant, tout ce que j’ai pu essayer. Je ne comprends pas les fantômes, je n’arrive pas à savoir exactement si Romain est seul, s’il y a bien son père, sa mère et la jeune fille avec lui. Tout est si confus, si inquiétant, si intense ! Effectivement, la vie en dehors de la fondation est trépidante, mais dangereuse ! Je provoque le ou les fantômes au point où ils m’envoient tout ce qu’ils trouvent à travers pour me gêner, pour matérialiser leur fureur. est ce que ma dernière provocation a été celle qui les a mis dans cet état de fureur ou l’accumulation de ces derniers jours ? Quoi qu’il en soit, lorsque j’ai prétendu savoir que la fille restée en vie allait se suicider à cause d’eux, ils sont rentrer dans une rage folle, hurlant et mettant le feu à l’hôtel. J’ai du m’enfuir au plus vite, mais vraiment au plus vite, tout droit !! Jusqu’à ma voiture, la peur au ventre, pour ne me retourner que sur cet échec : l’hôtel ne sera plus jamais restauré. Il a brûlé du second étage à la cave… Un gâchis suprême, et surtout, mon erreur bien visible aux yeux de tous ! Je n’ai pu que rentrer la queue entre les jambes et l’amer devoir d’informer Figeac de mon échec. Sa réponse a été claire : je suis une nullité…. J’ai échoué.

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